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France : le Premier ministre Bernard Cazeneuve tacle le candidat François Fillon à la présidentielle 2017
        
2016-12-27 21:41 |

PARIS, 13 décembre (Xinhua) -- Pour son premier discours de politique générale ce mardi à l'Assemblée nationale, Bernard Cazeneuve, nommé Premier ministre suite à la démission de Manuel Valls le 6 décembre dernier, a présenté les axes des derniers mois du quinquennat de François Hollande s'en prenant à l'opposition et notamment au programme de François Fillon, candidat de la droite et du centre à l'élection présentielle et député de Paris.

Pour Bernard Cazeneuve, "supprimer des centaines de milliers de postes de fonctionnaires c'est remettre tout simplement en cause la capacité de l'État à assumer ses missions les plus élémentaires (...) il y a urgence à convaincre les citoyens de se détourner des fausses promesses, on peut réformer sans abimer et on peut moderniser sans détruire" a-t-il affirmé.

L'une des mesures du programme du candidat de la droite et du centre à l'élection présidentielle consiste en effet à supprimer "500 000 postes de fonctionnaires" durant son mandat, dans les hôpitaux, l'armée, la police, la prison ou encore l'éducation. Selon M. Cazeneuve, la suppression de postes des forces de l'ordre revient à "condamner l'État à assurer la sécurité avec moins de policiers".

Evoquant la lutte contre le terrorisme, le Premier ministre français a déclaré que le "défi sécuritaire, c'est faire face à la menace du défi islamiste". Il a annoncé qu'à partir du 1er janvier 2017, les forces déployées en France "seront renforcées par la Garde Nationale".

"Depuis le début de l'année, 420 personnes ont été arrêtées sur le sol français et 17 projets d'attentats ont été déjoués", a rappelé Bernard Cazeneuve, soulignant l'importance d'une sécurisation de l'ensemble de l'Europe : "le code Schengen est en cours de révision par la Commission européenne (...) et les moyens alloués à Frontex (l'agence européenne pour la gestion de la coopération opérationnelle aux frontières extérieures des États membres de l'Union européenne) ont été augmentés".

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